Se libérer des apprentissages inutiles du passé

Un protocole magique

L’apprentissage, la clé pour moi de tout travail en séance car j’ai la croyance qu’on apprend à avoir nos problèmes.

Se libérer des apprentissages du passé

Un bébé n’a pas peur du regard de l’autre, n’a pas de croyances sur la vie encore figées et ne fait qu’apprendre par modélisations et répétitions jusqu’à sa vie d’adulte, et même encore après.

Je trouve tellement les gens extraordinaires et uniques que j’ai une curiosité maladive sur ce qui fait qu’ils ont des problèmes, et je questionne comme un bulldog accroché à un os. Les réponses sont souvent très émotionnelles.

Souvent, lorsqu’il y a des émotions, qu’on a pu trouver quelque chose, la question qui vient ensuite des praticiens est « J’en fais quoi ? »

A force de pratique et de jeu avec tous les protocoles, j’ai remarqué que j’utilisais souvent une structure de travail avec un impact fort sur de nombreux domaines de la vie du sujet.

C’est cette structure que je vous partage dans cet article.

Avant d’aller plus loin, je souhaite rappeler que pour moi il n’existe aucune recette magique dans la relation à l’autre, que l’essentiel dans le travail de la relation à l’autre est justement ça : la relation à l’autre.

Peu importe les techniques, peu importe les « protocoles » ou les outils, sans rapport, sans relation et sans véritable écoute dénouée de jugement, pour moi il ne peut rien se passer de vraiment bénéfique. Je crois que beaucoup de praticiens en ont conscience, et c’est aussi pour cela que c’est un métier qui n’est pas toujours facile, où beaucoup sont en quête de la recette magique, qui, lorsqu’on croit l’avoir trouvée, nous fait souvent tomber de haut, vite rappelés à l’ordre par la complexité de l’être humain.

Cette structure, lorsque je l’utilise en séance est totalement centrée sur l’autre, adaptée et varie beaucoup de séance en séance. Je vous la partage ici pour que vous puissiez vous aussi l’adapter à votre style, à ce que vous êtes, votre façon de faire mais aussi et surtout à vos sujets.

Comment vous faites pour avoir votre problème ?

La première étape se déroule souvent au cours de la détermination d’objectif ou de l’anamnèse. Découvrir comment l’autre fait pour avoir son problème.

Pour moi, c’est comme me mettre dans la position d’un enfant de 3 ans qui demande : « Comment tu fais ça toi ? ». Bien évidemment, il ne suffit pas de poser la question 100x fois de suite bêtement, il s’agit d’insister sur comment la personne se créé le problème, les déclencheurs, ce qui se passe juste avant ou juste après.

Supposons que mon sujet vient pour de la confiance en soi, je me met dans la position de celui qui veut apprendre le problème. C’est très utile pour l’autre car les questions deviennent très ciblées, mais aussi pour  vous car on se trouve dans une position du praticien qui apprend de l’autre, aucun jugement, aucune généralisation, aucune projection, je veux juste savoir comment fait l’autre. De plus, ce sont des questionnements utiles pour découvrir chaque jour un peu plus le fonctionnement de l’être humain, vous retrouvez certainement à force des pratique des patterns récurrents, mais là encore, je crois qu’il est important de rester neutre et de garder à l’esprit que chacun est différent.

Par exemple : un client vient pour un manque de confiance en soi, et je veux vraiment et sincèrement apprendre comment ne pas avoir confiance en moi comme sait le faire mon sujet, je vous partage quelques questions que je trouve utiles :

  • Comment savez-vous que c’est le moment de ne pas avoir confiance ?
  • Comment faites vous la différence entre la confiance et l’absence de confiance ?
  • Si vous ne l’avez jamais ressentie, comment savez-vous que ça existe ? Comment la reconnaissez-vous chez les autres ?
  • Quelles sont les différences entre les moments où vous êtes confiant et ceux où vous l’êtes moins ?
  • Quels sont vos critères de confiance ?
  • etc.

Par exemple, si un sujet me dit que pour lui « il doit être sûr que tout va être parfait et qu’il va réussir ce qu’il entreprend », je reste dans cette position de curiosité, sans rentrer dans le contenu et sans amplifier quoique ce soit de négatif, c’est une façon de comprendre la structure du fonctionnement de l’autre en se détachant du contenu.

Je vais donc encore insister avec une question comme :

  • Si ce n’est pas parfait et que vous n’êtes pas sûr que vous allez réussir, qu’est-ce qu’il se passe pour vous ?

Je vais chercher le « si … alors… » qui n’est pas dit, je questionne tous les présupposés dans les réponses, qui sont souvent les leviers de la problématique. Cela peut donner par exemple une réponse comme « je me sens nul », et j’insiste encore :

  • Et si vous sentez nul, il se passe quoi ? (notez la formulation avec le si, et pas avec le « quand » qui peut devenir alors une suggestion négative qu’il vaut mieux éviter ici)

Pour par exemple arriver à « ben je peux pas être aimé, je me sens rejeté » etc. (vous savez que vous avez la fin des multiples si….alors…imbriqués lorsqu’une émotion forte est là), et vous passez alors à l’étape suivante.

Comment avez-vous appris ça ?

Une fois le levier émotionnel trouvé, cette simple question est d’une efficacité redoutable.

Si je reprends l’exemple précédent, cela pourrait donner « Et comment avez-vous appris que pour avoir confiance en vous il faut être parfait, être sûr que tout va bien se passer parce que sinon vous ne serez pas aimé ou rejeté ? » Je vous laisse deviner quelles sont les réponses possibles à cette question, créant souvent des états hypnotiques assez forts et des prises de conscience importantes, qui parfois à elles-seules créent un auto-recadrage chez le sujet. Un changement est déjà possible et souvent visible à cette étape.

Il est possible de poser encore quelques questions ici, il n’y a pas de règles, mais le temps passé sur la structure du problème est généralement suffisant, passer à l’étape suivante est donc souvent assez rapide.

Et comment voulez-vous que ce soit ?

Dans cette étape, cela ressemble plus à une détermination d’objectifs classique, tournée vers la solution. On cherche ce que la personne veut apprendre à la place de ce qu’elle a pu apprendre de son problème, on cherche l’utilité à l’ancien apprentissage aussi, l’écologie du changement, les ressources, toute la matière utile pour le travail qui va suivre. Je ne détaille pas cette partie, d’autres articles évoquent les stratégies utiles ici et là et puis l’article est déjà bien assez long 🙂

La structure du travail en plusieurs étapes

Ici je vais vous donner les étapes de façon assez succincte, en donnant quelques idées générales. Je vais utiliser des noms de protocoles assez connus ici et là pour plus de clarté mais j’insiste encore, c’est par souci de clarté pour vous en tant que lecteur, il s’agit vraiment d’adapter le travail pour l’autre, en fonction de l’autre, et de se libérer de l’utilisation scolaire de protocoles en jouant avec, et en prenant surtout conscience des présupposés stratégiques derrière des protocoles, et c’est pour moi un élément essentiel de l’apprentissage.

Cette structure commence après « l’induction », même si vous savez déjà que pour moi l’induction n’est qu’une illusion.

Etape 1 – Prendre de la hauteur sur la vie de la personne

Ici personnellement je pars sur une double lévitation de mains, pendant que l’inconscient prends de la hauteur sur la vie de la personne, depuis aujourd’hui jusqu’au moment où elle est née (et même avant en fonction des croyances du sujet). Pendant que les mains montent, je demande à l’inconscient de parcourir l’histoire de vie de la personne en se focalisant sur les moments où elle a appris son problème (ce qui a été vu au début). Comment elle a appris à être rejetée, à ne pas être aimée, à ne pas avoir confiance, à croire qu’il faut être parfait pour être aimé etc. De lister tous les moments, les phrases, les mots, les évènements qui ont fait que l’inconscient a appris cela. Lorsque c’est fait, les mains s’arrêtent de monter.

Je ne vous cache pas que ces lévitations sont souvent émotionnelles et je vous invite à suggérer à l’inconscient de ne laisser monter que ce qui est utile des émotions, à permettre au conscient de voir cela comme un film qui se déroule, de loin etc. Le but n’est pas de faire vivre à la personne tout ce qui est négatif dans sa vie, à manier donc avec beaucoup de précautions et énormément de rapport et de présence à l’autre pour que le sujet se sente le plus en sécurité possible pour cette étape.

On travaille sur l’histoire de vie et une forme de ligne du temps, c’est souvent loin d’être léger pour l’autre.

Etape 2 – Différencier ce qui est encore utile de ce qui ne l’est plus

Cette étape prépare le travail qui va suivre. Je demande souvent aux mains qui se sont arrêtées de choisir une direction pour se déplacer pendant que l’inconscient regarde dans ces apprentissages ce qui peut être encore utile aujourd’hui. C’est ici que j’évoque la métaphore du déménagement souvent encore une fois très centrée sur l’autre. Voici une piste pour cette métaphore, que je vous invite à adapter (personnellement je peux en parler pendant 3 heures) :

Tu sais, on habite quelque part depuis longtemps, dans un appartement ou une maison où on a ses habitudes. Puis on jour on a envie de changer et on doit déménager, aller voir ailleurs. Alors on fait le tri dans ses placards, on va dans son garage ou dans sa cave et on se rends compte qu’on a gardé pleins de trucs qui ne servent plus vraiment, par fidélité à quelqu’un, par respect, par amour (j’évoque souvent ici le levier de changement trouvé au début), et puis on se met à faire le tri. On se rend compte que dans certains cartons, il n’y a plus rien d’utile et on jette tout, d’autres peuvent encore servir, mais surtout parfois on ouvre un carton et on se dit « putain c’était là ce truc que je cherche depuis si longtemps ? je croyais l’avoir perdu ! ». On le récupère, on le nettoie un peu et ça fait un très bel objet de décoration et parfois même très utile pour le prochain appartement.

J’évoque tous les leviers trouvés au début de la séance, les valeurs, les émotions, c’est une étape où je créé souvent beaucoup d’attente pour préparer le travail suivant.

Etape 3 – Le deuil des apprentissages, un déménagement interne profond

Ici, beaucoup d’entre vous reconnaitrons certainement une forme de protocole appelé le « deuil », dans lequel il s’agit de faire le tri entre ce qui est utile pour le conserver à l’intérieur, et de laisser partir ce qui ne l’est pas et ce qui appartient aux autres.

Je demande alors simplement à l’inconscient de commencer ce travail, de faire le déménagement intérieur, en parcourant chaque carton, chaque boîte, chaque moment, et de laisser partir tout ce qui ne sert plus, tout ce qui appartient aux erreurs des autres etc. Je l’associe souvent à un mouvement des mains vers l’extérieur.

Lorsque ceci est terminé, je demande à l’inconscient de prendre ce qui est utile, ce qu’il a pu découvrir qu’il croyait avoir été obligé de laisser de côté associé à un mouvement des mains vers l’intérieur, comme pour le garder précieusement et en sécurité. A vous d’utiliser les mots de l’autre ici, de travailler sur ce qu’il y a souvent derrière les erreurs des autres, comme l’intention d’un parent qui n’est jamais satisfait etc. A adapter encore une fois à votre sujet.

Etape 4 – Redirection d’Histoire de Vie à l’aveugle – adulte vers enfant

Une fois l’étape 3 terminée, je demande à l’inconscient de laisser venir l’image de la personne enfant, avec les apprentissages qu’elle aurait pu avoir à l’époque. Le travail ici se fait  complètement à l’aveugle et je laisse souvent le sujet avec lui-même, en lui demandant de donner à cet « enfant intérieur » (ici j’utilise des termes différents en fonction des sujets, à vous d’adapter) tout ce qu’elle vient de conserver, qu’il ne s’agit pas de changer le passé, mais simplement de rassurer, sécuriser et de prendre conscience que ça peut changer, s’adapter, s’améliorer, que l’adulte sait aujourd’hui se donner à lui même ce qu’il aurait aimé recevoir, qu’on lui dise, qu’on lui donne par le passé. C’est un travail à partir du passé, mais dans le présent, pour préparer l’avenir.

Ici je conseille de développer de fortes capacités de calibration ainsi que le travail sur la suggestion qu’est l’évocation. L’évocation est une arme très puissante ici qui permet de laisser totalement libre le sujet et de développer une métaphore, une anecdote ou un mot si vous calibrez que le sujet suit.

C’est le sujet qui me dit lorsque cette partie est terminée, pour moi il y a aussi une part consciente de travail dans cette partie, c’est un peu comme réunir ensemble le conscient du sujet et son inconscient et de les laisser échanger à leur rythme et leur façon.

Quasiment de la pure  auto-hypnose ici.

Etape 5 – Redirection d’Histoire de Vie à l’aveugle – Enfant vers Adulte

En régression, on s’arrête souvent au travail de l’adulte sur l’enfant, mais je préfère aller un peu plus loin, en permettant aussi à l’enfant de donner à l’adulte ce qu’il peut avoir besoin dans sa vie aujourd’hui. J’évoque, la curiosité, les croyances que tout est possible, le regard de l’autre, le jeu, le plaisir, la découverte, l’envie d’apprendre, le droit de se tromper, avec de nombreuses petites anecdotes.

Trop de personnes croient que les enfants sont faibles et fragiles mais les enfants sont souvent beaucoup plus forts que les adultes, ils traversent les difficultés et les souffrances sans se poser de question. C’est l’adulte qui forge les regrets, la colère, la tristesse, la honte. Bien souvent les enfants, dans les moments difficiles, sont ceux qui rassurent les adultes.

C’est phase est probablement la plus importante : c’est retrouver des forces et des ressources qui ont toujours été là, dans des parties de soi que beaucoup ignorent, délaissent, ou perçoivent comme faibles.

Etape 6 – Généralisation – Futurisation – Prescriptions de Rêves

Dans cette étape, je demande à l’inconscient s’il est prêt à faire ce déménagement intérieur à d’autres niveaux, en dehors de la conscience. C’est à dire de se connecter aux besoins actuels du conscient, et d’apprendre à désapprendre pour apprendre à nouveau. Je futurise alors sur tous les changements possibles et la liberté totale du choix de l’inconscient de faire ce travail intérieur dans un sens positif pour l’autre et à un rythme qui lui convient, de façon aussi à ce que ce soit écologique pour l’autre, son entourage, ses proches etc. (j’insiste assez lourdement sur l’écologie ici).

Si j’ai l’accord (ça m’est jamais arrivé de ne pas l’avoir), je prescris alors le travail sous forme de rêves avec des suggestions de sommeil très profond et réparateur. Les rêves sont d’abord des rêves agréables mais que le conscient ne pourra pas comprendre, juste un mélange d’images, d’émotions et de sons propres aux choix de l’inconscient.

Et lorsque l’inconscient aura terminé ce travail en profondeur, en dehors de la conscience, il pourra se permettre de générer des rêves agréables, mais cette fois-ci que le conscient pourra comprendre à un certain niveau, comme avec la sensation d’avoir compris quelque chose, libéré quelque chose (utiliser les mots du sujet ici), ou un nouveau regard sur les choses, de nouvelles perceptions etc.

Je pose un énorme fusible sur l’interprétation des rêves pour éviter un côté ésotérique type « ton inconscient te dira ce qu’il faut faire au travers des rêves » et je suggère aussi que le conscient ne se souviendra que de ce qui est utile pour lui, et parfois juste l’espace de quelques instants. Je n’ai pas particulièrement envie que les sujets se mettent à décomposer et analyser chaque rêve, créer une amnésie de cette étape est souvent d’ailleurs très pertinent, je vous le recommande vivement.

Etape 7 – Retour

Un retour en douceur et très permissif ici, pour laisser l’inconscient ramener le conscient à son rythme.

Conclusion

Si je lis dans votre esprit, attention je me concentre…..la question qui vous vient sans doute est « faut combien de temps pour faire tout ça ? »

J’ai bon ? Non ? Et bien je vais quand même y répondre :

Personnellement, je case tout ça en sur une heure de rendez-vous (si si !). Avec l’expérience et une excellente calibration, on apprend vite à poser les bonnes questions au bon moment, à créer les présupposés utiles à insérer le discours pre-hypnotique, à rendre tout le questionnement et chaque étape de travail le plus hypnotique possible.

Au niveau du travail, certaines étapes sont parfois assez longues, les silences sont aussi très importants, et là encore la calibration est importante, si une main s’arrête de bouger pendant le travail, c’est souvent l’indication qu’il y a une hésitation ou quelque chose à travailler, et l’expérience fait souvent qu’on sait trouver les mots pour permettre à l’inconscient de trouver sa voie et de continuer le travail.

Tout cela en restant très permissif  et en laissant l’autre totalement libre dans son travail.

Bien sûr cela peut être aussi étalé sur plusieurs séances, mais j’aime la simplicité et l’efficacité et j’évite le plus possible tout ce qui ne me paraît pas utile dans la séance, et parfois au début, on a tendance à en faire beaucoup à la fois pour se rassurer et pour être sûr d’avoir tout correctement balisé et préparé. Et c’est très bien, car c’est aussi une étape importante de l’apprentissage.

Personnellement, j’appelle ça le « Déménagement », si vous avez des suggestions de noms plus conventionnels, faites-vous plaisir dans les commentaires 🙂

Si vous avez aimé cet article, pensez à cliquez sur j’aime, et comme d’habitude, j’attends vos questions, vos témoignages et vos remarques dans les commentaires ci-dessous avec impatience. Amusez-vous bien.

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37 commentaires sur “Se libérer des apprentissages inutiles du passé

  1. Super Article Laurent, j’aime beaucoup cette façon de travailler. Effectivement…tout ça en une heure! Mais tu es costaud en calibration donc tu gagnes du temps.
    Je devrais penser plus souvent aux doubles lévitations de main. Généralement j’utilise une simple.
    En tout cas, jolie approche PNL d’entrée de séance, direct efficace, conversationnel, j’adore!

  2. Une heure… Tu me laisses rêveuse la Laurent!!! Vivement l’analyse comportementale alors!
    En tout cas merci bcp pour ce nouvel article que je vais pouvoir mettre en pratique à la fois en autohypnose et dès la semaine prochaine en séance!
    Pour le titre de protocole « l’auto-reprogrammation de vie » ou « auto-rééducation »??? (Oui je suis très « auto » en ce moment! Lol) 😉

    • Merci Audrey, je suis curieux du résultat en AH, tiens moi au courant.

      J’ajoute aussi qu’il est possible de faire encore beaucoup de choses dedans. Personnellement j’aime bien laisser du temps après une séance comme celle-là pour voir ce qui se passe pour le sujet, mais il serait tout à fait possible d’enchainer sur une sorte de niveaux logiques, de recadrage etc. pour voir ce que l’inconscient peut encore changer après le déménagement.

      Ca peut durer 1h comme 3h, comme je disais dans un post sur Facebook, une séance de 3h peut en comporter en fait 4 ou 5.

  3. Je l’ai testé ce matin en 3ème séance avec un client. 55 minutes en tout. Lui a eu la sensation que ça avait duré plusieurs heures. En ouvrant les yeux, il a souri et m’a dit: »ça y est, je m’en suis débarrassé ». Très émouvant et congruent. Merci Laurent, c’est une chouette méthode et en bande-annonce, ça l’a aussi beaucoup alléché le client. C’etait un très bel accompagnement. Je te le vole ainsi que tous les autres avant!

  4. J’aime beaucoup, j’ai testé ce matin une version légèrement modifiée de ce protocole, inclue dans un autre travail. très sympa, vraiment.

    Pour ma part, je pense que je vais l’appeler « Arpent-tissage », ça m’évoque bien l’idée de parcourir du chemin 🙂
    .

  5. Merci Laurent pour cet article très intéressant, je viens tout juste de le faire en auto-hypnose. J’aime bien l’idée d’aller parcourir tout ce qui est lié aux problèmes. Ta métaphore du déménagement me fait penser aux vêtements moi, au bout d’un moment, on en a marre de porter toujours le même T-shirt ou le même pantalon et un beau jour on décide de s’en débarasser. Et quel plaisir de faire du shopping et trouver le bon vêtement qui va bien et se sentir presque nouveau d’une certaine façon.

    • Oui, tu peux adapter comme tu sens, j’évite le shopping parce que ça gonfle pas mal de gens, ça peut rappeler, la foule, les soldes etc. j’aime moins.

      Je trouve le déménagement plus neutre, et surtout plus fort en terme de métaphore, plus profond, c’est moins un changement d’apparence que ce que pourrait laisser suggérer les vêtements. Mais après, tout fonctionne, tant que l’intention et l’émotion ( 😉 ) est là 🙂

  6. Merci Laurent pour cet article rempli de choses intéressantes :).

    Je vais me tatouer les étapes sur le bras pour le mémoriser ^^.

    Suggestion de noms pour le protocole : « Reset », « Reboot », ou mieux encore, défragmentation ! 😀

  7. Bonjour Laurent

    Aujourd’hui coach et anciennement ds les SI en banque pendant 10 ans 🙂
    je suis tout juste en train de suivre la formation d’hypnose à l’ARCHE (1ere au Maroc), j’en suis au 1er module.
    Je te lis, j’ai 2 mots en tête : wow et merci 🙂
    puis une envie, d’en arriver là où tu es!
    re merci 🙂

    une excellente journée

    Zineb

  8. Bonjour,
    comme tu proposes de témoigner sur cet article (très intéressant) je voudrais faire part d’une expérience ponctuelle inspirée de tes écrits et autres.

    …une émotion monte et me dérange, quelque chose de récurant que je n’ai pas encore regardé en face pour le régler et lié à des personnes que je connais. mais là, c’est le moment.
    Le mot qui me vient à l’esprit c’est « exclusion ». ok.

    je décide de faire un exercice en transe (qui s’avère légère).
    j’axe mon attention sur mes respirations, sur l’inspir, le calme « entre », sur l’expir l’émotion, l’angoisse s’en va. je précise que je suis debout, et je me balance en rythme volontairement et tranquillement en faisant du sur place, pied droit, pied gauche, pied droit, pied gauche, etc…
    je définis également que tandis que je marche, l’émotion s’en va par les pieds et s’en va dans la terre. je constate que le calme se place. je marche tout au long de l’exercice, même si c’est sur place c’est comme un chemin.

    je demande à mon inconscient de revenir juste avant le moment où j’ai vécu cette première exclusion. Une image et une info apparaissent spontanément petite fille de 3/4ans à qui sa camarade vient de lui dire qu’elle ne veut pas jouer avec elle. je dois préciser que à ce moment là une larme se met à sortir de mon oeil droit et coule toute seule.

    surprise de la scène, je sens toute l’incompréhension de la petite fille tout en me balançant pied gauche pied droit. je « suis » la petite fille de 3/4ans qui est interloquée et ne comprends pas et je ressens le cerveau de 3/4 ans qui cherche à comprendre, ça ne vient pas.

    Et pour me faire aider, je demande à mon inconscient d’aider la petite fille à comprendre.

    là vient l’information que « c’est juste comme ça », que l’autre petite fille n’a juste pas envie de jouer avec elle et que ce n’est pas une question de la prendre en compte « elle », ce n’est pas une question de l’aimer ou de ne pas l’aimer c’est juste qu’elle ne veut pas jouer avec elle, et que ça n’a rien à voir avec elle.
    Et au fur et à mesure que la petite fille de 3/4 ans que je suis, comprends que ça n’a rien à voir avec elle, les choses commencent à bouger.
    une larme sort toute seule de l’oeil gauche alors que mon visage me donne l’effet d’être complètement neutre.
    Et je fais intervenir la femme que je suis maintenant pour aller aider la petite fille, la femme la prend dans les bras, la console, (là aussi je suis spectatrice de ce qui se déroule) et le fait que la femme que je suis console la petite ça apaise celle-ci, elle se sent réconfortée et elle peut laisser partir l’autre petite fille, celle qui lui a dit non. acceptation.
    A ce moment là je demande qu’est-ce que la femme pourrait donner comme conseil à la petite fille pour finir de désamorcer la situation et terminer le travail. et à ce moment là, la petite fille parle d’elle même et dit à l’autre, « ben quand tu seras prêtes on jouera ensemble ça me fera plaisir ». surprise de l’autre petite fille qui se retourne.

    pour terminer encore l’exercice, je choisis ponctuellement de me déplacer à coté de la zone où je me trouvais, pour devenir spectatrice de la situation et voir maintenant comment la situation a changé.
    Et à ce moment là je vois deux petites filles sur un banc qui sont en train de jouer ensemble et qui se prêtent leur poupée. je sens qu’il y a maintenant une situation d’apaisement et je constate alors que je ne suis plus en train de me balancer sur mes pieds, je sens qu’à l’intérieur quelque chose s’est mis en place, selon mon expression « tout est réglé » et je quitte l’exercice.

  9. Dans cet esprit, j’avais amené une cliente dans une maison où elle avait fait le ménage sur trois étages du sol au plafond en oubliant aucune toile d’araignée etc…puis, elle est sortit dans le jardin et s’est mise à l’arranger aussi. Bref elle avait tellement de « ménage » à faire, qu’elle s’est rebâtit une maison et un environnement. Une autre s’était retrouvée dans une salle remplie de boites d’archives et avait fait le tri… Encore un bel article. Merci beaucoup.

  10. Cela reprend bien la première séance que tu as faite avec ce jeune homme à l’Arche en analyse de séance et j’ai apprécié que tu prennes l’exemple de la confiance : cela m’a permis de mieux approcher ta notion de structure.
    Encore merci !

  11. Il y a des articles qu’ont lit, d’autres qu’on relit, et d’autres sur lesquels on revient régulièrement… Celui-ci est un aimant!:-) j’y trouve à chaque lecture des idées à creuser ou des pistes nouvelles… C’est devenu pour moi le protocole « TOUTen1 » ! Merci!

  12. Merci Laurent…. Très bel article et une formidable envie d’utiliser tes conseils,d’y réfléchir, de tester pour s’appropier… Un » magnifique big tout en un »

  13. Merci beaucoup pour cet article, ce qui me plait dans dans l’hypnose c’est de pouvoir jongler entre plusieurs techniques pour aboutir à la métamorphose de la personne, comme la chenille dans sa chrysalide, qui garde que ce qui est bénéfique pour elle pour devenir un très beau papillon. Aller pour changer un peu, j’appellerai cette méthode « l’effet papillon ».
    Est ce que ce que tu appelles « le deuil des apprentissages », peut être aussi une réification ?

  14. Merci beaucoup pour cet article qui me sert de recadrage perso tout en me fournissant des clés et des idées d’adaptation. Y a plus qu’à!

  15. Pour l’avoir fait avec toi, je sais combien ce travail m’a fait du bien, c’est vrai je ne te l’ai jamais dit, voilà c’est fait.
    il m’a fallu environ un an pour tout comprendre les changements.
    Ouf, j’arrive à prendre mes résolutions et m’y tenir, je prends des décisions sans m’inquiéter pendant 3 heures auprès des autres si c’est bien ou non. (j’ai vendu l’appartement de ma mère, je suis entrain d’acheter une boutique et je vais monter un projet avec les enfants (une école autrement « le cerveau magique » un genre de coaching pour les enfants sans me fermer sur les parents)
    J’avoue ne pas me reconnaître parfois.
    Merci mille fois d’avoir fait ce récapitulatif.

    En fait c’est un travail très fort que l’on peut faire dès le départ des séances.

  16. Cet article est « waouh ».
    Je voulais savoir si tu l’utilise cette structure de travail sur toutes les séances ou bien que dans certains cas, certains problèmes chez le patients.
    J’aime bien cette idée du déménagement qui est une métaphore assez courte mais tellement intense. En fait tout le monde aurait besoin de la faire.