L’amygdale : une amie à traumatismes

Amygdale : partie 3

L’amygdale, cette amie qui nous protège et qui nous garde en sécurité dans un contexte de survie est parfois génératrice de problèmes. Comprendre son fonctionnement et les problématiques qu’elle peut engendrer permet de mieux cerner les solutions que nous pouvons trouver avec nos clients ou pour nous-mêmes.

L'amygdale, une amie à traumatismes

A noter que je dis « amygdale », mais que ce terme utilisé par simplification regroupe les phénomènes décrits précédemment et toutes les autres parties du cerveau impliquées, le thalamus, l’hippocampe etc. ainsi que toutes les hormones secrétées. L’objet ici n’est pas un article scientifiquement parfait, mais d’ouvrir des pistes de compréhension et un autre regard sur certaines problématiques.

Nous avons vu comment l’amygdale encode certaines émotions et comment elle les associe avec le contexte des déclencheurs de survie.  Quels sont les critères communs que nous avons tous qui favorisent le terrain de la traumatisation ? Quelles sont les différentes conséquences possibles ? Les réponses à ces questions, toujours basées sur le livre When the Past Is Always Present: Emotional Traumatization, Causes, and Cures sont l’objet de cet article.

Les causes communes favorables au terrain de la traumatisation

D’après Ronald Ruden, les 4 causes communes principales sont les suivantes :

  • Les traumas de la naissance
  • La peur de l’abandon
  • La peur de la suffocation
  • La faim

Pourquoi celles-ci ? Ronald Ruden, et au travers d’expériences et de faits relatés, nous explique que cela vient de la naissance et des peurs qui se créent à cet instant.

La naissance est traumatique. Du point de vue du bébé dans le ventre, la naissance est un détachement non souhaité. Nous sommes poussés vers une sortie trop petite, et nous quittons un environnement sécurisé et nourrissant pour nous retrouver suffoquant, cherchant de l’air et en criant désespérément dans un monde inconnu et gigantesque. Sortis nous cherchons de l’air et une fois cette première inspiration prise, une fois cette peur de la suffocation passée, nous crions. Ce n’est pas un cri ordinaire, c’est un cri de survie. Un cri qui demande de l’attention et de l’action. Au même moment,  de l’oxytocine est relâchée dans le cerveau de la mère, une hormone encourageant l’attachement maternel (et aussi favorisant la contraction de l’uterus). La mère est encouragée à prendre le bébé dans ses bras et le tenir contre elle. La peur de l’abandon est évitée, le touché maternel est ancré. Enfin, le placenta n’étant plus disponible, nous avons rapidement très faim, et nous n’avons qu’un moyen de communiquer : le cri. La famine est en jeu, elle n’est pas encore critique, mais rapidement nous demanderons la sécurité du sein ou du biberon afin de nous nourrir.

Ces peurs ne sont pas traumatisantes en soi à la naissance, mais créent un terrain favorable. De plus, Ronald Ruden ajoute que certains accouchements difficiles, aux forceps ou césarienne peuvent favoriser un terrain ou la peur de l’abandon accompagne l’enfant tout au long de sa vie. Ceux connaissant le Rebirth ou certains praticiens ayant déjà eu l’expérience de régressions à cette période de la vie ont déjà certainement fait l’expérience de peurs et de besoins créés à cette période.

La peur de l’abandon est si primaire qu’elle est, comme déjà évoqué dans les articles précédents, un terrain propice à d’autres peurs. D’expérience, je confirmerai ces dires car beaucoup de personnes ont cette « meta-peur » derrière d’autres peurs, et un travail sur la peur de l’abandon est souvent efficace. Cela ne veut pas dire qu’il faut y aller à coup de projections et brutalement, mais qu’il peut être souhaitable de prêter attention à ces peurs soutenues par la peur de l’abandon et à tous les événements pouvant renforcer celle-ci.

L’enfance, un terrain fertile à la traumatisation

Ronald Ruden continue sur l’enfance et explique que l’enfance est un terrain fertile à la traumatisation, ce que la plupart d’entre nous savons déjà. Pour un enfant, les parents et les proches (professeurs, oncles etc.) sont leur refuge, les personnes auprès de qui ils peuvent se sentir en sécurité. Lorsqu’un enfant est maltraité, son refuge est un danger, les personnes qui sont censées le protéger lui font du mal et deviennent des prédateurs. On peut facilement imaginer les problématiques engendrées alors, comment faire confiance à d’autres personnes lorsque les protecteurs sont devenus prédateurs. Sans aller aussi loin, un professeur peut avoir le même rôle de protecteur, et certaines phrases peuvent alors être dévastatrices « tu es nul, tu n’arriveras jamais à rien »…

Ce n’est pas un hasard si la plupart des praticiens en hypnose pratiquant la régression se retrouvent confrontés à des problématiques, parfois anodines, de ces périodes. Ce sont les résonnances originelles non réglées qui sont retrouvées, métaphoriquement ou non, là n’est pas la question, par le cerveau. Aider la personne, et donc le cerveau, à percevoir ces événements d’un autre point de vue, à percevoir qu’aujourd’hui la personne peut se sentir en sécurité et aimée, permet de reprogrammer l’amygdale et de raisonner cette résonnance pour l’atténuer, voir la faire disparaître.

Bien sûr, plus tard au cours de la vie, d’autres causes forment un terrain fertile. Les accidents en véhicules, dans lesquels nous sommes prisonniers et sans possibilité de fuite, tous les sentiments d’abandons, d’échecs, de traitrise ou de perte peuvent créer ces résonnances. De même, tout ce qui touche aux combats et aux guerres sont des terrains extrêmement favorables. Rester vigilent et parfois même poser certaines questions en ce sens peut faire gagner du temps lors de l’accompagnement de certaines problématiques.

De même, les causes culturelles, comme le 11 Septembre, l’Holocauste, et les médias peuvent être cause de traumatismes. Ce n’est pas un hasard si certaines émissions ou certains films ne doivent pas être regardés par les enfants tant qu’ils ne sont pas en âge de les mettre en perspective.

Les conséquences de la traumatisation

Tous les aspects d’une vie peuvent être traumatisants, mais il y a six aspects pathologiques pour lesquels l’amygdale peut être mise en cause. Ils sont souvent appelés « amygdale based disorders », des désordres basés sur l’amygdale :

  • Phobies
  • Attaques de panique
  • Syndromes de stress post-traumatiques
  • Emotions pathologiques
  • Douleurs chroniques
  • Somatisation

Je vais en évoquer ici quelques uns.

Les Phobies

Les phobies sont reliées aux peurs inconditionnelles vues dans les articles précédents. Ainsi, ce n’est pas la peur de l’avion le problème en soit, c’est la peur du vide, la peur d’être enfermé sans possibilité de fuite etc.

Ronald Ruden explique que la traumatisation générée par l’amygdale favorise le terrain de la traumatisation. Si l’amygdale perçoit un stimulus générant une réponse de peur, tout se réactive automatiquement. Le terrain ainsi activé par l’amygdale étant lui-même un terrain fertile à la traumatisation, de nouveaux contextes peuvent venir s’empiler sur celui existant. Un traumatisme peut ainsi en entrainer un autre. Une peur de l’avion peut devenir une peur d’être enfermé puis une peur de la foule jusqu’à se développer en agoraphobie.

S’agissant de la pratique de l’hypnose dans le traitement des phobies, je trouve qu’il est intéressant de conserver ce mécanisme à l’esprit. Qui n’a jamais testé le protocole des phobies, aidé quelqu’un a résoudre une phobie en une séance pour ne pas comprendre ensuite pourquoi avec une autre personne cette même phobie se manifeste toujours ? Ces éclaircissements permettent sans aucun doute de percevoir les phobies dans un ensemble plus vaste, et garder à l’esprit les peurs inconditionnelles pour poser des questions différentes, ou pour suggérer de la sécurité au niveau de toutes ces peurs primaires, afin de favoriser un reconditionnement de l’amygdale. Si des suggestions sont données, dans l’exemple de la peur de l’avion, dans une direction comme la sécurité d’être en l’air, alors que c’est une peur liée à la suffocation ou à celle de ne pouvoir s’échapper, la phobie pourra persister. Etendre ses suggestions et la façon de rassurer le corps et le cerveau peut permettre des résultats plus rapides.

Les attaques de panique

Ce qui est intéressant dans les attaques de panique, c’est que contrairement aux phobies, le stimulus n’est pas connu de la conscience. La personne se ballade et se met à faire une crise de panique, qui peut se manifester à des endroits différents avec des circonstances différentes. Pour donner un exemple, j’ai reçu un jour une personne qui avait vécu la guerre et les bombardements. Faire du sport activait parfois des crises de paniques et parfois non. A la lumière du livre de Ronald Ruden et du fonctionnement de l’amygdale et du fait que n’importe quel stimulus proche ou identique au traumatisme originel peut déclencher à nouveau toute la chaine, j’ai pris conscience (enfin le client surtout) que le rythme cardiaque atteint dans certains moments de son activité sportive correspondait à celui que cette personne avait lorsque petite elle devait courir se mettre aux abris. Le corps réactivait alors toute la chaine. Au delà du travail fait sur les traumatismes liés aux bombardements, un travail spécifique sur le rythme cardiaque a désactivé cette problématique.

De façon plus générale, c’est comme s’l y avait un niveau déclencheur qui inhibe le cortex préfrontal et donc la capacité de relativiser. Dans le cas des attaques de panique, ce niveau serait tellement bas, que le cortex préfrontal serait désactivé au moindre stimulus, et le processus de peur de façon pleine et entière.

Là encore, une vision plus large du fonctionnement de l’amygdale et de ses différentes façons de fonctionner permet parfois de cibler le travail sur un déclencheur particulier pour aider une personne remettre à l’équilibre les niveaux qui inhibent le cortex préfrontal.

Douleurs Chroniques

Ce passage du livre est je trouve particulièrement intéressant.

Une partie de l’amygdale, appelée « nociceptive amygdalia » est le centre de contrôle de la douleur. Durant la réponse fight or flight, l’inhibition par la norepinephrine de la partie nociceptive de l’amygdale évite que la douleur soit ressentie. Qui n’a jamais vu ou entendu parler de soldats qui ne rendent compte de la douleur que bien après, de sportifs, comme les boxeurs, qui ne prennent conscience de la douleur qu’une fois le match terminé ? Les exemples sont légions, je suis tombé il y a encore quelques jours sur la vidéo d’un combattant de « free fight », qui s’était cassé le doigt de pied pendant le combat, il n’a pris conscience de ce fait qu’à la fin du match.

Ce qu’il est important de noter ici, c’est que l’amygdale encode tout de même les parties somatiques du trauma et celles-ci peuvent être réactivés par des stimuli inconscients. Si quelqu’un raconte le traumatisme de façon consciente, la douleur n’est pas ressentie de par la norepinephrine qui est relâchée en racontant l’événement en cause : penser à l’événement ne cause pas la douleur.

Toutefois, lorsqu’un stimulus active le traumatisme de façon inconsciente, la norepinephrine n’est pas activée et la douleur est ressentie.

Ronald Ruden donne l’exemple d’une de ses patientes qui avait des douleurs chroniques à la main. Elle avait eu un accident de voiture violent à Londres, et n’avait pas ressenti de douleur sur sa main qui avait cogné brutalement la fenêtre, ce qui est logique d’un point de vue de la survie, sa priorité était de s’en sortir en vie. 15 ans plus tard, lorsque cette patiente décida de revenir vivre à Londres, cette pensée avait assez de points communs avec l’accident à Londres pour que l’amygdale se réactive inconsciemment, et la douleur dans la main s’est fait sentir, sans aucune raison médicale. La désactivation de la résonnance émotionnelle originale, l’accident, a supprimé la douleur.

C’est particulièrement pertinent pour les praticiens en hypnose recevant des personnes avec des douleurs chroniques dont les médecins, malgré de nombreux examens, n’ont rien pu trouver. Rechercher d’éventuels accidents et certaines corrélations du passé peut permettre de travailler sur l’origine associée à cette douleur. Ronald Ruden note aussi que les événements qui produisent de la colère ou de la rage peuvent aussi s’associer à d’autres attaches émotionnelles et ainsi provoquer les douleurs aux endroits tendus lors de ces émotions, le dos, la nuque, les sciatiques, la poitrine.

La somatisation

Assez proche des douleurs chroniques, un événement traumatique peut créer une somatisation sur une partie du corps. Les symptômes possibles sont nombreux, mais comme dans le cas des douleurs chroniques, lorsqu’aucune raison médicale n’est trouvée, il peut être intéressant de chercher une cause traumatique. Ronald Ruden cite l’exemple d’une patiente qui avait été sexuellement agressée et qui avait ensuite des sécrétions vaginales très fortes et handicapantes.

Les émotions pathologiques

La culpabilité, la honte, la jalousie, la rancœur sont des émotions réflectives, c’est à dire qu’elles sont la conséquence de d’émotions primaires. La deuxième flèche dont parle Bouddha. Ces émotions créent un terrain favorable à la traumatisation et travailler sur l’origine de ces émotions est souvent efficace. Là encore, les praticiens en hypnose travaillant sur le pardon ou sur d’autres mécanismes pour libérer leurs clients de colère ou de sentiments négatifs sont souvent bien au fait de l’importance du travail sur les événements négatifs qui maintiennent des émotions négatives.

Conclusion

Ronald Ruden conclu cette partie en nous disant que régler un traumatisme requiert de découvrir l’origine émotionnelle de la traumatisation de l’amygdale. Comme cette résonnance émotionnelle est réactivée comme si elle était vécue pour la première fois, cela suggère que si un équivalent neurobiologique de sécurité peut être généré après l’activation de l’émotion, le chemin amygdalien peut être interrompu. Les praticiens en hypnose peuvent immédiatement faire l’association d’idée avec la désactivation d’ancre et ses résultats parfois impressionnants. Ronald Ruden suggère d’autres méthodes pour interrompre ce chemin amygdalien, mais celui-ci proposant des stages sur son « Havening », je le soupçonne d’être partial dans ses solutions proposées. Le prochain article parlera de sa solution, un dérivé de l’EFT, que j’étendrai à la pratique de l’Hypnose en général.

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16 commentaires sur “L’amygdale : une amie à traumatismes

  1. Bonjour Steves,

    Pas à ma connaissance, mais comme je préfère toujours la version originale, je cherche souvent de base en anglais. Quand j’ai écris l’article je n’ai pas trouvé la version française, si elle existe, je veux bien être tenu au courant, j’éditerai alors les articles !

    • J’ai cherché mais j’ai pas trouvé 🙁 je vais essayer de trouver un équivalent car ton article m’a redonné le gout et l’envie de réviser les fonctionnements de l’amygdale que j’avais travaillé notamment en EFT 🙂

  2. La lecture de vos articles m’éclaire sur les stratégies de mon cerveau (ma chère amygdale) mises en place et sur mes réactions face à certaines étapes ou événements de ma vie d’adulte. Je comprends mieux, et de ce fait m’oriente différemment sur le travail à faire pour neutraliser les effets de certains événements traumatiques vécus. Les outils proposés : hypnose, EFT, EMDR me paraissent intéréssants à explorer dans cette longue et passionnante avancée vers soi, quelle libération enfin! Merci pour la référence de Ronald Ruden, à consulter, ou lire en anglais…

    • Si cet article a pu vous aider, et qu’il vous aide à trouver des moyens de neutraliser certains effets de votre vie, c’est beaucoup plus que ce que je pouvais espérer en écrivant un tel article.

      Merci et bonne libération à vous 😉

  3. Merci, c’est très intéressant! Je souffre de migraines et de claustrophobie, j’ai essayé l’hypnose (ça ressemblait plutôt à de la relaxation) mais c’est toujours bien de comprendre un peu plus d’où ça pourrait venir…
    Titi

  4. Les principes théoriques concernant l’amygdale rejoignent également les articles concernant l’hippocampe (une structure associée, notamment par la proximité, à l’amygdale). Tout se passe, effectivement, comme si l’hippocampe jouait le rôle d’une sorte d’enregistreur contextuel de l’amygdale. Imaginons une personne victime de viol et que, lors de l’hypnose régressive, elle ne se souvienne que d’une étrange lumière bleu, qui l’angoisse… A terme, l’hypnose révèle que la lumière bleue est en réalité un morceau du lavabo bleu qu’elle a vu pendant le viol…

    Révélation, qui d’ailleurs, on ne comprend pas trop pourquoi, permet à la personne de se sentir mieux.

    Biologiquement, en fait, la lumière bleue serait plutôt enregistrée par l’hippocampe et la réaction de peur, par l’amygdale. Psychologiquement, c’est l’intégration (dans le psychisme général/global) de cette couleur bleu, qui règle le problème. Pourquoi ?

    En fait, l’idée généralement admise en thérapie brève est qu’il s’agit d’intégrer le traumatisme et la manière de laquelle il s’est morcelé (viol, lavabo bleu, couleur bleue etc…) et que, finalement, de cette intégration résulte un mieux être.

    Il y a quelque jours à peine, je voyais une personne sous hypnose dire, avec beaucoup d’émotions… : « je ne veux pas dire « non » à mon papa : je suis en train de manger du chocolat… et euh… c’est vachement bon le chocolat. « . La personne se plaignait d’être angoissée à l’idée de ne pas être entendue… Elle se plaignait d’une vraie angoisse qui n’avait (presque) rien à voir avec cette histoire…
    En fait, si l’on imagine que cette intervention hypnotique a résolut le problème, nous pouvons juste penser que l’inconscient de la personne a reconsidéré l’intérêt de dire « non » à son père… et que, parallèlement, celui-ci a également revu l’intérêt de manger du chocolat.

    En y réfléchissant, c’est surement une horreur… 😉 « Tu as dis non à Papa ? Tu as mangé du chocolat ? Va… et souffre le restant de ta vie de terribles crises d’angoisse !!! »

    En réalité, ce qui a été reconsidéré, c’est l’impact hippocampique (en hypnose on parle de signaling ou d’ancrage) du fait de dire non, de manger du chocolat et plus globalement, de s’opposer. Ainsi, l’amygdale n’ayant plus de signal, peu s’apaiser. Souvent, l’on parle d’intégration profonde du traumatisme.

    Personnellement, je cautionne cette visée.

  5. Je viens de terminer la lecture de ces 3 articles, merci, c’est vraiment très enrichissant, surtout ce qui me fascine là c’est de voir comment depuis une toute autre perspective on en arrive exactement aux mêmes processus de libération. A très bientôt!

  6. Merci pour ces articles. C’est intéressant, j’ai l’impression qu’en fil rouge (sur ton blog) il y a toujours ton intérêt à aller chercher la source des problèmes. Ça me parle beaucoup car je me rend compte progressivement qu’on a vraiment trop tendance à accepter de travailler des problèmes de surface plutôt que continuer à enquêter. Ton article nous permet de comprendre pourquoi c’est si important.

  7. Passionnant.
    Cependant je m’interroge sur l’intérêt thérapeutique de la recherche de cause traumatique, sérieusement.
    Ce sera un (très) long débat que nous pourrons avoir dans quelques temps, mais pour résumer ce à quoi je pense en faisant cette réflexion : ne prend-on pas le risque de provoquer de nouveaux traumas en ressortant ainsi le passé dans ce qui peut être interprété comme une recherche de vérité absolue ?
    Ne vaudrait-il pas mieux s’en remettre à une recherche de communication plus précise avec l’inconscient, et lui faire entièrement confiance dans sa propre recherche de solutions, sans ramener les traumas au conscient ?
    Et cette façon de traiter (uniquement via l’inconscient), finalement, ne permettrait-elle pas de couvrir tous les champs des possibles, là où une enquête consciente pourrait évidemment passer à côté de beaucoup de causes ?
    N’est-ce pas là d’ailleurs une des principales puissances de l’hypnose : surpasser les limitations du conscient ?

    • Oui, l’auteur ne parle pas d’Hypnose et dans ces premiers articles sur Hypnoscient, les articles forment plus une forme de « résumé » que de corrélation réelle avec l’utilisation en Hypnose.

      Toutefois, c’est intéressant, notamment sur l’exemple des douleurs, de poser des questions, sans forcément passer 3 semaines à chercher la cause originelle, sur d’éventuels accidents passés, évènements autour du début de la douleur, des fois on peut avoir des surprises.

      Et je ne suis pas un grand grand fan de l’inconscient tout puissant ni du travail « uniquement » inconscient, je crois beaucoup à une part active du conscient, ne serait-ce que dans l’action dans la vie ET dans une séance.