Le secret pour créer le rapport et trouver les émotions rapidement

Avant de commencer, si vous êtes (hyper-)sensible aux mots grossiers et que vous n’aimez pas l’humour acerbe, je vous invite à diriger votre souris sur la petite croix ou à faire un geste avec votre main sur votre zoli petit téléphone (ou gros selon l’égo :D) pour fermer cet article.

Créer le rapport et trouver les émotions rapidement

Donc, revenons à nos vaches.

N’est-ce pas vrai que le n’est-ce pas c’est super chiant, n’est-ce pas ?

Je suis sûr que vous avez cliqué en vous disant : parce qu’il y a un secret ? Bah oui ! sinon je n’aurais pas écrit ce titre là gros malin ! Oui je préfère « gros malin », à ce « n’est-ce pas » QUE PERSONNE N’UTILISE JAMAIS dans la vraie vie ! Vous savez celle où on parle avec des gens normaux, dans des endroits normaux, sans faire son « thérapeute », à bombarder de suggestions grossières quelqu’un pour se rassurer.

Ce fameux « n’est-ce pas ? », souvent agrémenté d’un mouvement de tête vers l’avant comme si ça allait faire passer mieux la suggestion grossière en y mettant tout son corps et ce regard qui dit « dit oui hein dit oui s’il te plait ».

Bah oui mais non. Si vous l’utilisez, peut-être que vous avez été élevé dans les années 1800 au milieu de la haute bourgeoisie à vous battre avec la réthorique pour survivre comme dans l’excellent film Ridicule.

Pourquoi « n’est-ce pas ? ». Ca vient de l’anglais, si vous avez envie de vous culturationer un peu (c’est important). En anglais, on a le « question tag » : on termine une phrase affirmative par une question en réutilisant le verbe de l’affirmation, mais inversé (si vous avez compris tant mieux, pas moi). Donc ça donne « It’s beautifull, isn’t it ? » – C’est beau, N’EST-CE PAS ?

Sauf que ce qui marche dans l’anglais courant ne colle pas des masses en français. C’est quand la dernière fois que vous avez entendu quelqu’un de « normal », dire « n’est-ce pas ? » à la fin de sa phrase ?

Votre arrière-grand-père ? Ouais ok, un point pour vous.

Oui, je suis « cash » même si beaucoup de praticiens l’utilisent d’une façon pertinente et c’est très bien n’est-ce pas ?

Mais bon, quand même, virez-le.

Pourquoi ?

Parce que.

En français d’aujourd’hui, celui qu’on parle « normalement » avec des gens « normaux », on va dire « ok ? » ou alors on va dire « Il fait bon non ? ».

Et voilà, bingo. C’est plus naturel que « C’est beau n’est-ce pas ? » (on pourrait rajouter, ma très chère, j’espère que vous êtes bien confortable sous votre belle ombrelle).

Alors, ce texte pour vous dire quoi ? Et quel rapport avec le « secret » ?

Aucun, j’avais juste envie de râler.

Non, ça va j’déconne, y’a un rapport, mais avant, abordons un autre sujet.

J’ai pas réussi à créer le rapport, j’ai pas touché l’émotion, comment tu fais ?

Ah bah oui, comment je fais ?

Soyons honnêtes, avec certains sujets, faut un GROS TRAVAIL sur soi pour pas avoir envie de secouer la personne en face en disant « OH REVEIL C’EST TOI QUI BOSSE SUIS PAS MAGICIEN NI VOYANT NI MEDIUM HEIN ! ». Mais bon, évitez, en tout cas pas comme ça, ça aide pas trop à créer le rapport, mais ça fait du bien des fois. Et puis des fois ce sont des gens dont justement c’est le problème principal, et un accompagnement en douceur et à leur rythme est alors fondamental.

Bien sûr qu’il y a des techniques pour créer le rapport, pour toucher l’émotion, ce n’est pas le sujet de ce post, y’a la synchronisation, y’a l’ouverture par le silence, même si ce dernier protocole est un peu violent après le bonjour. Evitez. (si si évitez vraiment).

L’attention à l’autre, la curiosité, le non-jugement, la « bienveillance » (c’est un peu comme le n’est-ce pas pour moi la bienveillance). Mais bref, ça, normalement, c’est la base.

Alors qu’est-ce qui fait que parfois le rapport passe pas ? Qu’est-ce qui fait que ça passe avec d’autres ? Qu’est-ce qui fait que parfois vous sentez que le sujet n’a pas lâché ses barrières, qu’il n’a pas tout dit, qu’il n’est pas dans ses émotions ?

Parce qu’un élément essentiel manque.

Je vous vois venir à 2 km vu que vous avez pris la suggestion inconsciente du cinéma avec Ridicule et vous avez sans doute pensé « Le 5ème élément » ?

L’amour c’est ça ?

Erreur petit bisounours ! c’est pas ça ! Même si c’est pour moi fondamental, ce n’est pas le sujet de ce post, ici je parle de VOUS, pas de ce que vous donnez.

L’élément manquant à un rapport magique et des séances « vraies »

Cet élément manquant, c’est l’AUTHENTICITÉ.

Soyez vous-mêmes BORDEL !

Parlez normalement, et si vous êtes un peu cash, direct et un peu grossier comme moi, très bien, les gens adorent, ça rompt le cliché du « psy » dès les premières secondes. Et ceux qui aiment pas, c’est comme ça, c’est moi, et basta. Des praticiens différents, y’en a d’autres, c’est que je ne devais pas être le bon pour l’autre.

Vouloir être différent de ce que vous êtes parce qu’il faudrait l’être pour « faire bien », c’est fatiguant, c’est épuisant, peu efficace, et ça va vous user, vous lasser, et vous quitterez ce métier.

Utilisez des mots de tous les jours, soyez naturels, soyez VOUS.

Les gens viennent vous voir VOUS pratiquer l’Hypnose, pas un praticien en Hypnose qui ressemble à tous les autres. Ils vous ont lu, vous ont vu sur votre site ou ailleurs, c’est VOUS qu’ils veulent, et s’ils vous ont VOUS, ils se montreront EUX (relisez ça 20x).

Osez dire ce que vous pensez. Si un client vous balade, sans jugement, avec attention, dites-le, tout simplement « vous parlez beaucoup, j’ai l’impression que c’est plus pour pas aller là où justement il serait surement utile d’aller dans cette séance, vous en pensez quoi ? ». Vous serez surpris de la réaction des clients quand vous êtes VRAI, SINCÈRE et AUTHENTIQUE. Admettez que vous ne savez pas tout, que vous n’avez pas compris, pas retenu ce que la personne a dit.

Osez dire ce que vous ressentez, mais là, attention. Sans un travail sur vous et une capacité à reconnaître la différence entre vos émotions liées à votre histoire et celles que vous percevez chez l’autre, vous allez droit dans le mur. Si vous ressentez (ou voyez) qu’une personne est triste, exprimez ce qui est présent dans l’échange, car ce qui cherche à sortir tient sans doute le problème, donc TANT MIEUX ! C’est là que se trouve la solution.

Quelques conseils pour finir

Oui, j’donne des conseils, et ?

Donc, je vous conseille de prêter attention à votre authenticité et votre sincérité tous les jours, et pas seulement avec vos clients.

Avez-vous dit tout ce que vous avez perçu, pensé et ressenti ? En version « polie » hein, pas genre « putain je t’aime pas toi j’ai pas envie de bosser avec quelqu’un comme toi ». Enfin vous pouvez, ça serait sans doute thérapeutique pour vous et le client, mais tenez moi au courant de l’effet dans les commentaires s’il vous plait, je suis curieux, j’veux bien la photo de l’oeil au beurre noir aussi avec.

Avez-vous parlé normalement ou avez-vous fait comme si fallait être super sérieux et pédant ?

Avez-vous été naturel ?

Vous êtes-vous interdit d’exprimer ce qui était présent par peur de faire une projection ? (au passage, si oui, révisez la différence entre projection et ratification).

Vous êtes-vous interdit de dire ou faire des choses par peur de pas passer pour sérieux ?

Posez-vous ces quelques questions, autorisez-vous à être VOUS, comme vous ÊTES avec vos meilleurs amis.

C’est cette personne là que nos clients viennent voir, c’est cette belle personne là qui contient toutes vos forces, pas celle qui se cache derrière un masque parce qu’elle aurait cru un jour qu’elle devait se cacher pour « faire bien » ou répondre à des attentes (c’est finit ça, ça ne disait rien sur vous, croyez-moi).

Avant de partir, si vous avez quelques minutes :

Si avant de continuer de vaquer à vos occupations vous pourriez prendre le temps de laisser dans les commentaires les réponses à ces quelques questions, ça serait super chouette, c’est pour mieux vous aider avec mes articles 🙂 Si vous préférez par mail, utilisez le formulaire de contact

Quels sont les problèmes que tu rencontres dans ta pratique le plus ?

Qu’est-ce qui te pose le plus de problème ?

Ou qu’est-ce qui t’a gené le plus au début ? ou qui te gêne encore ?

Quels sont les obstacles que tu rencontres ?

Qu’est ce qui te gene ou te tracasse ?

Merci 🙂

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31 commentaires sur “Le secret pour créer le rapport et trouver les émotions rapidement

  1. Ca me rappelle un mec que tu connais bien et qui un jour m’a dit un truc dans le genre : « si quelqu’un vient un jour critiquer ce que tu fais, ok, écoute, si quelqu’un vient critiquer ce que tu es, casse lui la gueule… » Merci Laurent !

    Pour répondre à une de tes questions un des trucs qui m’a gênée le plus au début, c’est les gens qui se barrent dans le mental pour répondre à la question « c’est quoi que tu ressens… »..Au début, je suivais, j’étais gentille, j’osais pas et je finissais par être encore plus embrouillée que mon sujet… et donc je le perdais…. Avec un peu plus de pratique aujourd’hui, Je sais mieux tenir mon cap , en étant plus cash justement… comme avoir l’air perdue ou comme rigoler de l’air de dire « arrête ton char », et reposer la question… et là, impression que le sujet me voit pour la première fois, et que ça l’éjecte de ses rails…
    Après, il y a d’autres trucs qui m’embêtent : j’aimerais mieux saisir au vol les trucs imprévus qui surgissent chez le sujet et pouvoir rebondir dessus… c’est loin d’être tjs le cas… parce que quand je tiens un cap je veux le suivre (c ‘est le défaut de la qualité du cap..) et je suis encore un peu verte dans la pratique pour savoir être flexible au bon moment…Bisous !

  2. Encore merci Laurent pour être toi et continuer à nous donner des coups de pied au Q. Pour ma part, au début de ma pratique (avant de faire le stage de 4 jours avec toi), je ne savais pas bient prendre les rendez-vous par téléphone, je n’étais pas très à l’aise avec le paiement, puis je ratais ma sortie avec des aurevoir pourris et qui pour certaines fois tuaient la séance avec une suggestion de merde en guise d’aurevoir.
    Depuis, je suis beaucoup plus moi même, je n’hésite Pas à dire à mon client qu’il se moque de moi quand il tourne en fond.
    Pour les autres questions, un truc qui me gênait et le gêne encore de temps en temps, c’est le non retour d’info entre les séances. Je me dit que du coup ça ne doit pas être très nécessaire (histoire de me rassurer ????) ou alors que je dois revoir mon discours sur ce sujet.

    Allez je fini par encore un grand Merci pour ta franchise et ta justesse et ton partage d’expérience.
    A bientôt
    Guillermo

    • Tant mieux si les 4 jours t’ont aidé ! Pour les retours entre les séances oui, des fois on aimerait savoir mais on sait pas toujours. J’ai eu des nouvelles d’une personne que j’ai vu y’a presque 1 an, y’a seulement quelques jours….elle m’annonce qu’elle est enceinte et on avait travaillé sur son incapacité à en avoir. Ca fait toujours plaisir 🙂

  3. Salut Laurent,
    Encore un super article. Tu mets des mots sur un constat que je me suis souvent fait…
    Écoute le n est ce pas j ai jamais adhéré, trop téléphoné, j ai tjs dit « vous trouvez pas?/non/franchement non? ». Pour rebondir sur ton article quand je suis en formation j ai souvent l impression d avoir un balais dans le … impression d être jugé ou des choses comme ça qui crée ça et qui me fait avoir un ton particulier qui au bout d un moment finit par me quitter. Heureusement.
    Après sur l idée d être soi j’ai pas encore trouvé d emblee le calage… je le fais au fur et à mesure de la séance. Je dois être un peu « diesel « . Mais profondément ça me semble important de rechercher à la fois une sorte d ajustement et d équilibre entre le être soi et un côté ou justement on « éleve le debat ». J ai l impression que ça rassure les clients en début de séance là capacité que l on peut avoir de « bien présenter /parler de façon posée, un minimum élégante » un peu comme une sorte d attention particulière à l autre. Un peu comme lorsque l on va dans un restaurant où un effort particulier de présentation a été fait… ce qui n empêche pas le patron de venir offrir en fin de soirée un digestif et d échanger des blagues sur un ton plus léger.
    Merci pour cet article!

  4. Super article, ça fait du bien de lire ça et j’ai toujours trouvé aussi que le n’est-ce pas n’était pas du tout naturel. C’est vrai que c’est un peu has been, pas vrai ?

    On peut donc dire la vérité au client c’est ça ?

    • Pas vrai ! J’avais pas pensé à celle là 🙂

      La vérité, j’sais pas, c’est quoi ? Pour faire simple, je dis simplement ce qui est là ou ce qui se joue dans la relation (observation).

  5. Merci Laurent, ton post tombe à pic! Être vrai! Cela permet d’enlever des étiquettes que l’on pourrait se mettre pour faire *semblant* qui seront grillées au final par le client. … top ton article !

  6. Merci Laurent pour ce post très « décompléxant ». Je viens de terminer le tech 2 de la formation à l’Arche et avant d’attaquer le prat en novembre, tes postd sont une vraie aide. Voilà qui me conforte dans mon idée du parler vrai et de l’authenticité…

  7. Une petite couche… bravo et merci. Au-delà même de ton article qui me fait du bien, je fais plein de connexions avec « mes sujets » du moment (notamment quel est mon positionnement dans la pratique) et ça respire…. les séances qui se passent le mieux sont celles où je n’essaie pas de faire, quand je laisse faire avec qui je suis….

    Et justement petite question ou suggestion d’article car ton point de vue m’intéresse : comment réagir face à une séance « ratée » (selon le praticien) ?
    Je distingue les séances où je me dis que à refaire je ferai comme ceci ou cela (occasion d’apprendre)
    et d’autres où je sors en me disant que je suis nulle, que je ne suis pas faites pour ce métier… (je te passe les détails de la rumination) et je n’arrive pas à trouver la porte de l’apprentissage sans tout remettre sur le tapis de qui je suis.

    J’ai déjà identifié des leviers (intention -vouloir que l’autre change-, synchro – ne pas se synchroniser sur le problème de la personne – ). J’imagine ne pas être la seule à ressentir cela par moment, si tu as des trucs pour rebondir plus vite… je suis preneuse.
    Merci !

  8. ça le fait mon pot !!!! J’adore, c’est ce que je rêvais d’entendre.

    J’aime bien parler franc c’est ce que je fais avec mes amis, ma famille j’ai même fait cela dans mon ancien boulot avec mon patron, c’est pas vraiment apprécié (quoique parfois ça l’a été)

    mais avec le client j’ai peur de lui faire du mal, il est déjà souvent tellement mal dans sa peau que je me dis « pas besoin d’en rajouter ».
    Personnellement Ce qui me pose problème ce sont les clients qui n’arrêtent pas de parler et qu’il faut sans arrêt recentrer et même après la séance il reprenne tout depuis le début. Bon ce sont des cas mais quand ça arrive j’avoue j’aime pas trop.

    Merci à toi. Tes articles sont toujours pertinents et nous apportent vraiment un +

  9. Etre soi-même that is the question, çà devrait pourtant être facile d’être soi-même puisque nous sommes déjà nous même et pourtant parfois çà me semble difficile 🙂
    Merci Laurent

  10. Merci Laurent pour ce post plein d’énergie authentique !
    Cela fait toujours un bien fou de te lire (avec un grand sourire aux lèvres en prime 🙂 )

    Dans ma pratique, les deux choses qui me posent le plus de problème, de questionnement :
    – les personnes avec le cocktail de métaprogrammes : ref externe/passif/négatif/passé, souvent les personnes qui traversent une dépression.
    Difficile de trouver les leviers, points d’accroches ou autres pour qu’ils retrouvent le mouv’.
    J’écoute ; je tache d’entendre la demande/le problème derrière le discours et d’être « avec eux », sans jugement… mais j’ai souvent l’impression que j’aurais pu faire mieux, en tout cas différemment pour que cela soit plus « efficace ».

    – L’autre truc chiant, qui m’est arrivé en début de semaine pour la première fois, c’est quand quelqu’un te dit « je viens pour arrêter de fumer et vous me questionnez sur tout autre chose » lorsque la personne ressent une première émotion (larmes qui montent, par exemple).
    Je pense bien poser mon cadre et j’insiste sur le fait que je suis un thérapeute qui utilise l’hypnose, et pas le contraire. Mais, vraisemblablement, tout n’y est pas…

    Bref, pour résumer : comment inviter les clients à vivre des émotions quand ils sont juste venu assister à une séance de magie (abracadabra : c’est l’arrêt du tabac !) et la gestion des « tout-mous » ! (heu… en priorité, pour les posts : les tout-mous !)

    Merci Laurent
    Toi aussi, tu es un cadeau sur pattes 😉

  11. Ah c’est tellement agréable de tomber sur un bon site au détour du web, n’est ce pas ?
    Moi j’ai rencontré un problème avec une ado qui était dans la provocation pendant l’anamnèse. Du coup elle m’a agacée, résultat j’ai produit une séance pourrie par une belle quinte de toux (le chat dans ma gorge, quelle belle métaphore, n’est ce pas ?).
    Du coup je me pose cette question : comment j’aurai pu m’extraire, avoir le recul pour reposer calmement le cadre…
    Des fois je ne suis pas parfaite…
    … n’est ce pas ?
    Est ce que ça vous arrive aussi ?

  12. Waouh!!! J’ai bien rigolé!!!!! Merci génial ce blog généreux de donner toutes ces infos!! être authentique a son revers …

    Quels sont les problèmes que tu rencontres dans ta pratique le plus ?

    Les personnes qui viennent pour me demander de leur injecter un programme magique qui va les faire changer sans qu’ils fassent d’effort et sans sortir de leur zone de confort. Exemple le plus frappant une personne arrive un jour et me dit « je viens vous voir pour que vous effaciez ma mémoire à partir de mes 10 ans jusqu’à mes 30 ans merci  » ^^
    Aucun investissement financier sur eux-mêmes, aucune valeur ajoutée faut que tout soit réglé entre 1 à 2 séances et je ne pratique pas ainsi
    Les réactions quand prise de conscience que le problème c’est eux pas les autres, et que c’est eux qui doivent changer ils me regardent avec consternation (genre elle est méchante)

    Qu’est-ce qui te pose le plus de problème ?

    Perte de temps au prétalk, et finaliser la séance quand je dis : « on arrête là » ils veulent me dire une dernière petite chose qui abouti sur une autre dernière petite chose etc.. Je leur dis, on verra cela la prochaine fois et ils continuent quand même !?? (je sais que cela doit venir de moi) Et cela me pose un fichu problème. Beaucoup oublient le paiement et je déteste leur demander!!!!!!!!!

    Ou qu’est-ce qui t’a gêné le plus au début ? Ou qui te gêne encore ?

    Ce que véhicule l’hypnose de spectacle, les personnes qui prennent rendez-vous et qui n’annulent même pas, ceux qui viennent pour te défier, te tester (évidemment, je ne rentre pas là-dedans, mais ça me fatigue)ceux qui ont un objectif non-réaliste.

    Et toujours cette question : combien de séance me faudra t-il? (grrrrr)

    Quels sont les obstacles que tu rencontres ?

    Le fait de leur faire comprendre qu’un symptôme cache quelque chose de plus profond qu’il va falloir découvrir quoi? pour ensuite nettoyer et que ça va demander plusieurs séances.